Trump, retour en force : quelles mesures pour l’Amérique et le monde après sa réélection ?
Après son investiture en janvier 2025, Donald Trump prépare une série de décrets qui pourraient redéfinir la politique intérieure et extérieure des États-Unis.

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ToggleUn retour sous haute tension
Le 20 janvier 2025, Donald Trump a officiellement prêté serment en tant que 47e président des États-Unis. Cet événement, hautement médiatisé, a été marqué par un dispositif de sécurité impressionnant, avec près de 25 000 policiers et militaires mobilisés. La cérémonie d’investiture survient dans un contexte de divisions profondes au sein de la société américaine, après une campagne présidentielle marquée par des violences et des menaces, dont deux tentatives d’assassinat contre le président élu. Alors que Joe Biden et Kamala Harris ont fait leurs adieux à la Maison Blanche, Trump a promis d’agir rapidement sur plusieurs fronts, mettant ainsi de côté les compromis politiques traditionnels.
Des décrets à la pelle : Trump veut agir vite
Dès son arrivée au pouvoir, Trump a annoncé son intention de signer près de 100 décrets présidentiels au cours de sa première journée, un nombre record qui dépasse largement celui de ses prédécesseurs. Les décrets présidentiels permettent au président de prendre des décisions sans passer par le Congrès, offrant ainsi une large latitude d’action.
Parmi les mesures phares, Trump compte relancer des politiques controversées de son mandat précédent, comme l’immigration et l’économie. Il prévoit de lancer le plus grand programme d’expulsion de l’histoire des États-Unis, visant à expulser les près de 11 millions de personnes en situation illégale sur le sol américain. Une mesure drastique qui pourrait se heurter à des obstacles juridiques, notamment concernant l’état d’urgence national, une décision qui lui donnerait des pouvoirs exceptionnels pour coordonner ces expulsions.
Fin du droit du sol : une réforme complexe
Une autre mesure phare du mandat de Trump serait la remise en question du droit du sol. Ce principe, qui permet à toute personne née sur le sol américain d’obtenir automatiquement la nationalité, pourrait être supprimé. Une réforme d’ampleur qui nécessiterait une modification de la Constitution et qui risque de rencontrer une forte résistance juridique, notamment de la part de l’opposition et des défenseurs des droits civiques.
Une politique économique isolationniste
Sur le plan économique, Donald Trump a fait part de son intention d’imposer des taxes douanières sévères. Dès son premier jour à la Maison Blanche, il a annoncé des droits de douane de 25 % sur les produits en provenance du Mexique et du Canada, dans le cadre de la renégociation de l’ALENA (Accord de libre-échange nord-américain). Il prévoit également de renforcer les taxes sur les importations chinoises et européennes, une politique qui pourrait avoir des répercussions sur l’économie mondiale, en particulier sur les relations commerciales avec l’Europe.
L’environnement et l’énergie : retour aux sources fossiles
Donald Trump a également annoncé son intention d’annuler l’interdiction de l’exploitation offshore des hydrocarbures, une mesure prise par son prédécesseur, Joe Biden, pour limiter les risques environnementaux. Cette décision pourrait relancer l’exploitation du pétrole et du gaz naturel sous les océans, des secteurs essentiels pour l’économie américaine mais également fortement critiqués en raison de leur impact sur le changement climatique.
Une position ferme sur les droits sociaux et les minorités
Concernant les droits des personnes transgenres, Trump a répété son intention d’exclure les transgenres des armées et des écoles publiques. Une position controversée qui inquiète de nombreuses organisations de défense des droits humains. Il a également menacé de couper les financements fédéraux aux écoles qui enseigneraient la théorie critique de la race, une approche qui analyse le racisme systémique dans les structures sociales, politiques et légales.
Une politique technologique et numérique en ligne de mire
Enfin, Trump a annoncé la levée de l’interdiction de TikTok aux États-Unis, suspendue quelques heures après son investiture. Cette mesure, qui visait initialement à interdire l’application chinoise en raison de préoccupations liées à la sécurité nationale, est désormais remise en question. La branche américaine de TikTok pourrait être placée sous contrôle partiellement américain, une décision qui pourrait avoir des implications à long terme sur les relations entre les États-Unis et la Chine.
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Conclusion : un président prêt à défier les règles établies
Donald Trump a fait une entrée fracassante à la Maison Blanche, annonçant des réformes audacieuses et souvent controversées. Cependant, ses projets se heurtent à plusieurs obstacles, notamment juridiques et politiques. Les premières actions de son mandat pourraient redéfinir la politique américaine, mais elles risquent également d’entraîner de nouvelles tensions au niveau national et international. La question qui se pose désormais est de savoir jusqu’où Trump pourra aller dans la mise en œuvre de ses décrets, et si ces actions réussiront à survivre face à une opposition féroce.



