Trois parcs d’attractions près de Paris : ce que l’on sait du projet soutenu par l’Arabie saoudite

Un investissement annoncé de 6 milliards d’euros, un parc autour de Dragon Ball envisagé et de nombreuses zones d’ombre sur les deux autres sites.
Un projet de trois parcs d’attractions près de Paris a été annoncé à l’issue d’une rencontre entre Emmanuel Macron et Mohammed ben Salmane, prince héritier d’Arabie saoudite. Selon les éléments présentés, l’investissement atteindrait environ 6 milliards d’euros et les sites seraient implantés à Courdimanche, à proximité de Cergy, dans le Val-d’Oise.
Les informations disponibles restent toutefois limitées. Un parc consacré aux mangas, et plus précisément à l’univers de Dragon Ball, est évoqué. En revanche, le contenu des deux autres parcs n’a pas été détaillé à ce stade.
Un investissement annoncé de 6 milliards d’euros
Selon Emmanuel Macron, ces chantiers d’ampleur pourraient représenter environ 6 milliards d’euros d’investissement et créer près de 22 000 emplois. La source ne précise pas la nature de ces emplois, leur calendrier ni les différentes phases de réalisation du projet.
Par son montant, l’investissement annoncé est présenté comme inédit depuis Disneyland Paris. Une comparaison est faite avec le coût de Disneyland Paris lors de son ouverture en 1992, alors que le projet saoudien est décrit comme étant d’un ordre de grandeur relativement similaire.
Le développement envisagé s’inscrirait dans un contexte de concurrence accrue entre grands projets de loisirs. Universal prévoit également un parc au Royaume-Uni, à moins d’une centaine de kilomètres de Londres, avec une ouverture annoncée pour 2031.
Un parc Dragon Ball envisagé, deux autres encore inconnus
Le projet autour de Dragon Ball est, parmi les trois parcs annoncés, le seul dont une thématique a été évoquée. Il serait lié aux mangas et à l’univers de cette œuvre. Mais cette orientation demeure formulée avec prudence : il est indiqué qu’au moins un des parcs devrait porter sur ce thème.
Aucune précision n’a été donnée sur les attractions, les infrastructures, la date de lancement des travaux ou l’ouverture au public. De même, les thèmes des deux autres parcs ne sont pas connus dans les informations rapportées.
Cette absence de détails laisse ouvertes plusieurs questions concrètes : la répartition de l’investissement entre les trois sites, le modèle d’exploitation, l’ampleur des aménagements nécessaires et les modalités exactes de participation des acteurs français et saoudiens.
Courdimanche, sur le site de l’ancien parc Mirapolis
Les parcs seraient construits sur les vestiges de Mirapolis, un ancien parc à thème inauguré en 1987. Ce site avait alors été pensé comme un grand parc français mettant à l’honneur la littérature et les légendes nationales.
Mirapolis a finalement fermé définitivement en 1991, notamment faute de visiteurs, dans un contexte marqué par la concurrence du parc Astérix, ouvert entre-temps.
Le choix de Courdimanche placerait ainsi le futur projet à l’ouest de Paris, près de Cergy, tandis que Disneyland Paris se situe à l’est, à Marne-la-Vallée. Les promoteurs potentiels du projet y voient la possibilité de dynamiser une partie du territoire du Val-d’Oise et d’attirer de nouveaux visiteurs en région parisienne.
Des retombées économiques attendues, mais des interrogations à suivre
La création d’emplois et l’arrivée de touristes constituent les principaux arguments économiques associés au projet. L’exemple de Disneyland Paris est cité pour illustrer la capacité d’un parc de loisirs à transformer un territoire et à contribuer à faire d’une zone une destination touristique majeure.
Pour autant, la construction d’un ensemble de cette dimension soulève aussi des interrogations. La source mentionne des enjeux potentiels d’impact environnemental et social, comparables aux débats qui avaient accompagné le développement de Disneyland Paris plusieurs décennies auparavant.
Ces questions ne sont pas documentées plus précisément à ce stade. Elles dépendront notamment des caractéristiques définitives du projet, de son emprise, des travaux nécessaires et des informations qui pourront être communiquées ultérieurement.
Pourquoi l’Arabie saoudite investit-elle dans ce projet ?
Le point le plus débattu concerne l’identité de l’investisseur : l’Arabie saoudite. Le projet est présenté dans le cadre d’un rapprochement économique et politique plus large entre Paris et Riyad.
Selon la transcription, cette stratégie s’inscrit dans le programme saoudien Vision 2030. L’objectif évoqué est de diversifier l’économie du pays, historiquement portée par le pétrole, notamment en développant le tourisme, les investissements internationaux et l’influence culturelle et économique du royaume, souvent désignée par l’expression de soft power.
La rencontre entre Emmanuel Macron et Mohammed ben Salmane ne se serait pas limitée aux parcs d’attractions. Plusieurs partenariats et discussions économiques y sont également mentionnés. CMA CGM aurait confirmé un projet d’investissement de plus de 400 millions de dollars en Arabie saoudite. Alstom se serait vu attribuer un contrat de 500 millions d’euros. Des discussions sont aussi citées avec Orano, spécialisé dans l’uranium, ainsi qu’avec l’entreprise européenne Mistral AI.
Un investissement qui suscite des critiques sur le plan politique
Mohammed ben Salmane, souvent désigné par les initiales MBS, est une personnalité controversée. Sa visite en France en 2023 avait déjà suscité des critiques.
La transcription rappelle que le prince héritier est notamment critiqué pour l’intervention de l’Arabie saoudite dans la guerre au Yémen. Elle mentionne également des accusations portées par plusieurs ONG concernant des violations graves et systématiques des droits humains dans le pays, y compris sur les droits des femmes, malgré certaines évolutions récentes.
Des syndicats de journalistes ont par ailleurs rappelé que de nombreuses enquêtes ont attribué au plus haut niveau de l’État saoudien une responsabilité dans l’assassinat de Jamal Khashoggi. Ce journaliste saoudien critique du pouvoir a été tué au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul en 2018 par des agents saoudiens, selon les éléments cités dans la source.
Le projet de parcs à Courdimanche se trouve donc au croisement d’enjeux touristiques, économiques, territoriaux et diplomatiques. Si les montants et le lieu d’implantation ont été évoqués, de nombreux paramètres essentiels, dont le contenu précis des parcs et leur calendrier, restent à clarifier.
Questions fréquentes
Où seraient construits les trois parcs d’attractions ?
Ils seraient situés à Courdimanche, près de Cergy, dans le Val-d’Oise, sur les vestiges de l’ancien parc Mirapolis.
Quel serait le thème du parc Dragon Ball ?
Un des parcs devrait être consacré aux mangas et plus particulièrement à l’univers de Dragon Ball. Aucun détail sur les attractions ou le format exact du parc n’a été communiqué.
Quel est le montant annoncé pour le projet ?
Selon les informations rapportées, le projet représenterait environ 6 milliards d’euros d’investissement et pourrait créer près de 22 000 emplois.
Source vidéo : La vraie raison pour laquelle la France dévoile 3 parcs d’attractions



