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Catastrophe au Népal et au Tibet : ce que l’on sait de la coulée dévastatrice

Une coulée de boue, d’eau et de débris a frappé des vallées de l’Himalaya. Le bilan restait évolutif et les causes exactes faisaient encore l’objet d’analyses.

Une catastrophe majeure a frappé des vallées situées à la frontière entre le Népal et le Tibet, dans l’Himalaya. En quelques minutes, une coulée mêlant eau, boue, roches et débris a submergé plusieurs zones habitées et des routes. Les images diffusées sur les réseaux sociaux montrent de vastes vagues brunes débordant du lit des rivières et emportant tout sur leur passage.

Selon les informations rapportées dans la vidéo, le bilan humain restait particulièrement lourd et susceptible d’évoluer. Les opérations de recherche se poursuivaient alors que des milliers de personnes étaient signalées disparues. Les circonstances exactes du déclenchement de la catastrophe n’étaient pas encore établies avec certitude.

Des vallées touchées en quelques minutes

La catastrophe s’est produite un mercredi matin dans la région himalayenne, au nord de Katmandou, la capitale népalaise. La vidéo décrit une coulée d’eau et de débris ayant dévalé les pentes à environ 150 km/h.

Des routes auraient été ensevelies et des habitations entièrement détruites. Plusieurs localités ont été directement touchées par la montée brutale des eaux et des matériaux charriés. La violence du phénomène a transformé les vallées en couloirs de boue et de débris.

D’après les derniers bilans officiels cités dans la transcription, au moins 633 personnes étaient mortes, dont 62 au Népal. Environ 2 500 personnes étaient aussi portées disparues ce vendredi-là. Ces chiffres étaient présentés comme évolutifs, compte tenu de la situation sur le terrain et des recherches en cours.

Des touristes parmi les personnes recherchées

La zone touchée est décrite comme particulièrement fréquentée par les voyageurs. Parmi les personnes disparues, la vidéo évoque au moins 500 touristes, dont quatre Français.

Deux personnes sont nommées : Betti Benedouan, une Marseillaise de 47 ans, et Catherina Dzenko, présentée comme une Franco-Ukrainienne de 38 ans. Les secours, composés notamment de militaires et de secouristes, poursuivaient leurs recherches afin de retrouver d’éventuels survivants sous la boue.

La Croix-Rouge, citée dans la vidéo, estimait dans un premier retour que près de 93 000 personnes pourraient avoir été affectées par les inondations. De son côté, l’UNICEF indiquait que 17 000 enfants avaient un besoin urgent d’aide humanitaire ce vendredi-là.

Une aide d’urgence a également été annoncée : l’Union européenne devait accorder 2 millions d’euros au pays, tandis que les États-Unis annonçaient une aide de 500 000 dollars, selon les éléments rapportés.

L’hypothèse d’un effondrement de glacier

Les premières explications divergent selon les autorités mentionnées dans la transcription. Les autorités chinoises avaient d’abord évoqué un glissement de terrain, tandis que les autorités népalaises parlaient d’importantes inondations.

Des images satellites auraient ensuite permis de mieux comprendre l’événement. L’Institut d’études géologiques des États-Unis, cité dans la vidéo, estime que la coulée de boue aurait été provoquée par l’effondrement d’un glacier, entraînant une quantité considérable de roches et de débris.

L’ampleur de la chute aurait d’abord été interprétée comme un séisme de magnitude 4,4 sur l’échelle de Richter. L’événement sismique aurait finalement été attribué aux vibrations causées par la chute du glacier et des roches, plutôt qu’à un tremblement de terre.

Pourquoi l’eau a-t-elle déferlé dans les vallées ?

La cause précise des déferlements d’eau n’était pas encore tranchée. La vidéo souligne l’absence de consensus scientifique officiel sur ce point et présente deux scénarios qui pourraient, éventuellement, se combiner.

Une libération d’eau contenue dans le glacier

Selon une première hypothèse, la chute et les chocs liés à l’effondrement auraient pu libérer une partie de l’eau contenue à l’intérieur du glacier. Cette eau, chargée de roches et de débris, aurait rejoint les rivières situées en contrebas avant de ravager les zones traversées.

Des barrages naturels qui auraient cédé

Un autre scénario avancé est celui de barrages temporaires. En tombant dans les rivières, les roches et les débris auraient pu former des retenues naturelles. Leur rupture brutale aurait ensuite libéré d’importantes quantités d’eau accumulée.

Les autorités surveillaient encore plusieurs zones en amont. Des lacs ou retenues d’eau temporaires, formés après les éboulements, restaient potentiellement instables. Le risque évoqué était celui d’une nouvelle crue soudaine dans des secteurs déjà dévastés.

Le réchauffement climatique évoqué, sans conclusion définitive

La raison pour laquelle le glacier s’est détaché n’était pas connue au moment des informations rapportées. La vidéo précise qu’il était trop tôt pour établir une cause définitive.

Le réchauffement climatique a néanmoins été évoqué par plusieurs observateurs. Celui-ci accélérerait la fonte des glaciers et du permafrost, décrit comme une forme de ciment de glace naturel qui contribue à stabiliser les falaises. Ce lien restait toutefois présenté comme une piste et non comme une conclusion confirmée pour cette catastrophe précise.

Un événement comparable pourrait-il se produire en France ?

La vidéo rappelle qu’un drame comparable s’est déjà produit en France. En 1892, en Haute-Savoie, une immense poche d’eau située à l’intérieur d’un glacier aurait cédé sur les pentes du Mont-Blanc et atteint le village de Saint-Gervais. Selon la transcription, 175 personnes avaient été tuées.

Depuis, ce glacier ainsi que plusieurs autres glaciers de la région font l’objet d’une surveillance importante. Des opérations préventives peuvent aussi être menées pour limiter les risques. Pour autant, le risque zéro n’existe pas, notamment dans un contexte où les montagnes sont présentées comme plus instables.

La vidéo souligne toutefois une différence avec l’Himalaya : les vallées françaises seraient beaucoup moins pentues. De potentielles chutes ne pourraient donc pas s’y déplacer à la même vitesse que celles observées au Népal et au Tibet.

Questions fréquentes sur la catastrophe au Népal

Quel est le bilan de la catastrophe évoqué dans la vidéo ?

Le dernier bilan officiel cité faisait état d’au moins 633 morts, dont 62 au Népal, ainsi que d’environ 2 500 disparus. Ces chiffres étaient susceptibles d’évoluer.

Quelle est la cause envisagée de la coulée ?

L’hypothèse rapportée est celle d’un effondrement de glacier ayant entraîné roches et débris. Les mécanismes exacts ayant provoqué les déferlements d’eau restaient toutefois incertains.

Existe-t-il un risque de nouvelles crues ?

Oui. Les autorités surveillaient des retenues d’eau temporaires et des lacs formés après les éboulements, car leur instabilité pouvait entraîner une nouvelle crue soudaine.

Source vidéo : Ce qu’il s’est passé au Népal, heure par heure.

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